29/12/2012

Secteur tertiaire: mauvaise gestion par la Région wallonne

1996

Donnay: différend sur la distribution, LB 19/10/1996

 

Deux centres au lieu d’ un?  Le lobbying politique joue à plein et cela bloque avec le repreneur.

Donnay International est reprise par la société anglaise “Sport and Ski”, spécialisée dans la commercialisation des articles de sport.

On envisageait la création, dans les 5 ans, du centre de distribution européen de “Sport and Ski” en région couvinoise.  Ce centre promettait la création de quelque 200 emplois.

Mais les repreneurs anglais ont eu à subir le lobby hennuyer conforté par les aides à l’ investissement de l’ Objectif 1.

De telle sorte que “Sport and Ski” a modifié son projet en deux implantations: un centre de distributrion des seuls produits Donnay à Mariembourg (80 emplois dans les 2 ans) et le centre de distribution euriopéen de l’ ensemble des articles “Sport ands Ski” à Garocentre-La Louvière (180 emplois dans les 5 ans).  Ce deuxième site bénéficie de l’ apport des fonds structurels européens contrairement à la région couvinoise.

 

1999

Lydia Agnessen, Falisolle/ Les commerçants et le passage à l’Euro, VA 20/05/1999

 

Pas de participation de l’Etat dans le coût des nouvelles machines /avec l’euro/ pour les commerçants.

Une prime est bien prévue à cet effet pour Bruxelles-capitale.  Pas en région wallonne.

 

2001

C.D.C., Les libraires francophones se mettent en réseau, AL 01/08/2001

 

16 libraires de Wallonie et de Bruxelles viennent de constituer la coopérative CoLibro.

Elles espèrent ainsi mieux résister à l'impact sur le marché du livre de l'introdcution de l'euro, un impact délicat du fait que 70 % des livres vendus en Belique francophone proviennent de France, où le prix du livre est plus bas.

 

2003

Produits wallons – Nouvelle promotion / L’OPW loin de ses bénévoles, AL 03/01/2003

 

L’OPW, fondé il y a 20 ans, a un trou de 10.000.000 de F. Un réviseur fait actuellement son travail. Il devrait avoir terminé fin février. »

 

2005

Produits wallons..., LB 16/07/2005

 

 

L'OFFICE DES PRODUITS WALLONS ne participera pas à la Foire de Libramont. C'est une (regrettable) première dont, au PS wallon, on rend volontiers responsable le ministre CDH de tutelle. A ses yeux, Benoît Lutgen se rend coupable de certaine indolence budgétaire à l'encontre du dit OPVI/: il est en train de lui verser une avance de subvention de 500 000 € alors qu'il en avait promis 745 000. "On voudrait faire disparaître l'Office qu'on ne s'y prendrait pas autrement", lui a envoyé au Parlement le député socialiste Roland Marchal, cofondateur de l'OPW. Pas du tout, lui a répliqué le ministre: "II ne m'appartient pas de décider de sa présence. C'est l'OPW qui a décidé de ne pas participer à Libramont et je le regrette." Lutgen décoche à son tour: ''J'ai voulu joindre son directeur mais il est en vacances à l'étranger. C'est étonnant quand on est à la tête d'un organisme qui va si mal".

 

... le grand déballage

C'est pas ça qui devrait en améliorer la situation! En fait, les échanges, récurrents, sur le sujet ne seraient pas si acerbes s'ils ne puisaient pas à un vieux fond de querelles entre les coalisés PS-PSC/CDH. Pour simplifier, à tort ou à raison, l'asbl OPW a depuis toujours été considérée comme une officine fort socialiste, alors que le para-régional Orpah l'a été comme une créature très sociale-chrétienne. De là viendrait que .. le précédent ministre (PS) de l'Agriculture, José Happart, a troqué l'Orpah contre l'Apaq-W, soupçonne le CDH (en pointant les difficultés à s'imposer, récemment rappelées, pour la marque Eqwalis); et que 2°. l'actuel ministre (CDH) Benoît Lutgen se ficherait pas mal des difficultés financières de l'OPW, accuse le PS. Ce dont le jeune Bastognard vient de se défendre très mâlement à la tribune: "La Région wallonne n'est pas un Bancontact dont le numéro d'accès ne serait réservé qu'à quelques camarades."Oufti! Ce coup-ci, les rouges-oranges devront bien vider l'abcès en haut lieu...

 

2008

(affaire Carmanne) La Région coupable d’oubli !, VA 05/06/2008

 

«Le jour de la réunion, ils fêtaient une pension...»

En octobre 2007, mon mari et moi faisons une démarche spontanée vers l'Office wallon des déchets. Nous demandons où en est notre dossier, sachant que ce service est au courant de la pollution sur notre station-service depuis 2003. Nous som­mes reçus par deux fonction­naires, dont une reconnaît qu'il y a eu un manque de suivi de notre affaire!

C'est à ce moment que votre avocat s'en mêle...

Me David Poelaert écrit à la Ré­gion, demandant une réunion officielle. N'ayant aucune ré­ponse, quatre mois plus tard ( !), nous retournons à l'Of­fice wallon des déchets. On nous dit ne trouver aucune trace du courrier de notre avo-

cat. Nous insistons, et une se­crétaire fixe finalement une réunion avec le responsable du service, M.Houtain.

Cette réunion est fixée le 24 janvier dernier. Que s'y passe-t-il?

 

En arrivant à l'Office wallon des déchets, avec notre avocat, on nous dit d'abord qu'aucune salle n'est réservée, aucune réu­nion programmée. Une secré­taire nous dit : « Montez toujours au deuxième et essayer de trouver quelqu'un.» Quand nous arri­vons, nous nous rendons compte que l'étage fête une pension. On nous a oubliés. Fi­nalement, nous trouvons mon­sieur Houtain. Qui nous reçoit. Et qui conclut la réunion en di­sant en substance que l'on n'a

pas assuré le suivi de notre dos­sier, mais que le service est dé­bordé, sans suffisamment d'agents. Surtout, « nous ne sau­rions revenir en arrière», nous dit monsieur Houtain, devant notre avocat.

Ce qui signifie?

Qu'il reconnaît ne pas avoir fait son travail en exigeant une dépollution du sol de notre sta­tion-service par l'ancien pro­priétaire, qui est tombé en faillite seulement un an et demi après que la Région soit saisie du dossier...

C'est alors, décidée à avancer, que vous contactez directement le cabinet du ministre Lutgen...

Le 5 mars, nous avons une première réunion avec une colla­boratrice du ministre. Qui nous promet de régler la situa­tion dans les 15 jours.

Promesse sans suite...

Effectivement. Suivront la pa­rution dans Vers l'Avenir d'une double page expliquant notre dossier, et trois réunions, avec le chef du cabinet du ministre, André-Marie Poncelet. Qui refuse de reconnaître que l'administration wallonne n'a pas correctement fait son tra­vail.

Et qui, dans son dernier cour­rier, semble indiquer que ce pourrait être à nous d'assumer la dépollution d'un site que nous avons repris. Nous irons jusqu'au bout... •                 C.F.

 

2008

Cédric FLAMENT , Dossier Carmanne, AL 2008

 

Janique Carmanne et Etienne Legat,  de Sart-Saint-Laurent, sont en détresse. La Région wallonne les tue à petit feu.

L'Office wallon des déchets n'a rien fait dans le dossier pendant cinq ans!

 

1 L'ACTE D'ACCUSATION. Parce que l'Office wallon des dé­chets de la Région wallonne n'a pas fait son travail, une famille est aujourd'hui dans la détresse. Parce qu'un service régional a oublié de gérer un dossier de pol­lution de station service pendant cinq ans (!), Janique Carmanne et son compagnon Etienne Légat grapillent leurs dernières économies pour survivre.

 

 

« Dans son courrier d'approbation de l'étude susvîsée, transmis à la société précitée en date du 09 mai 2003 - réf D3100/92848/DIV/2Q03.39OS/IND -, le service susvisé informe l'exploitant qu'il y a lieu, au vu des résultats de l'étude indicative, de faire procéder à la réalisation d'une étude de caractêrisation et d'un plan d'assainissement.

En date du 28 août 2003, mes services confirment à la s.a. BNG ses obligations en matière d'assainissement du site et définissent le délai d'introduction de l'étude de caractérisation, à introduire pour le 28 novembre 2003,

Ce document n'a jamais été transmis à mes services.

Dans le courant du mois d'octobre 2007, Madame J. CARMANNE, de la sprl Janique CARMANNE, propriétaire du site (dont nous attendons pour confirmation copie des titres de propriété), slnquîète auprès de mes services de l'état de la procédure d'assainissement et informe de la faillite de la s.a BNG.

Le 29 janvier dernier, vous transmettez à mes services i'identité du curateur de la faillite ; le lendemain, j'interroge ce dernier sur ses intentions en matière d'assainissement du site. »

 

Extrait du surréaliste courrier de Monsieur Houtain, inspecteur général de l'Office wallon des déchets. Ce qu'on lit entre les lignes, c'est qu'entre août 2003 et octobre 2007, son service n'a assuré aucun suivi dans un dossier de pollution de station-service jugé dangereux pour l'environnement. Justification de la Région: le manque de moyens. Aujourd'hui, et à cause de ce que nous appellerons un «oubli», c'est une famille qui fonce vers la banqueroute. Et la Région refuse de reconnaître son incurie...

 

6 POURQUOI LA RÉGION MET-ELLE JANIQUE CARMANNE EN PÉRIL? Parce que, sans avoir ré­solu le problème de la dépollu­tion, Mme Carmanne est incapa­ble de relancer l'activité, démar­che légitime à laquelle elle de­vrait pourtant pouvoir prétendre. Dernier courrier en acte : celui du chef de cabinet de Benoît Lutgen, André-Marie Poncelet, qui invite la dame à déplacer sa station, en imaginant une solution d'installa­tions mobiles aériennes. « Des cu­ves en surface ? La commune ne nous permettra jamais cette solution», tempête Janique Carmanne, consciente des réalités de sécu­rité. Elle annonce qu'elle ne pliera pas. Son avocat Me Poelaert est lui aussi bien décidé à aller jusqu'au bout. Malgré les freins administratifs.                           

 

2008

Flament Cédric, Sart-Saint-Laurent: les pompes à l’arrêt depuis 16 mois, AL 03/05/2008

 

Depuis octobre 2006, les propriétaires d’une station-essence de ce village ne peuvent plus exploiter. Pris en otage du système. Scandaleux.

Station polluée par son ancien exploitant : la Région wallonne na rien fait.

 

(…) C'est la procédure : quand une station essence change d'exploi­tant, une étude indicative est réalisée pour vérifier le bon état de l'outil, à charge du dernier ex­ploitant de dépolluer. Dans le cas de la station-service Eco +- de Sart-Saint-Laurent, cette étude fut réalisée par un bureau spé­cialisé. Son rapport indique une pollution entre autres par des huiles minérales, du benzène et des métaux lourds. « On peut conclure qu'il y a risque pour l'homme et pour l'environnement», indique l'expert. Conséquence : une étude de caractérisation préalable à la dépollution devait être envisagée.

C'est ici qu'intervient la Région wallonne : c'est l'Office wal­lon des déchets qui doit fixer les modalités de l'étude de caractéri­sation et plan d'assainissement. Le dossier montre que la Région wallonne a simplement envoyé une lettre officielle à la sa BNG, le 28 août 2003. Depuis? Plus rien. Pas un acte contraignant

posé. Aucune suite non plus au devis de dépollution de la sta­tion, établi par la société PE-TROLTECH, qui estimait à l'épo­que les travaux à hauteur de 50 000 €. Et BNG, aujourd'hui, est en faillite. On ne peut donc plus se retourner contre elle.

 

23:19 Écrit par Johan Viroux | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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